L'approche des examens oblige, j'ai ressorti un article datant du mois dernier que j'avais publié sur Facebook. Enjoy.
Aucun bruit. Stylo à la main. 3,2,1...partez ! Ca t'es jamais arrivé, durant ta scolarité, ce moment de flottement, pendant un devoir surveillé, un examen blanc, un ou un examen tout court ?
Donc, t'es là, assis au fond de la classe, ou au premier rang, on s'en fout en fait, prêt à remplir ta copie fraîchement préparée à la distribution des sujets. "On a déjà vu ça ?" te dis-tu après une première lecture. T'étais pourtant sûr de connaître le sujet sur le bout des doigts. Dommage. Putain manque de chance, c'est pas des maths, tu pourras pas tuer le temps sur des "jeux" déjà dépassés il y a 10 ans.
Tu tournes les pages du sujet, c'est sûrement ce qui te prendras le plus de temps pendant ces...et merde, 4 heures à glander. Dans un élan de courage et après avoir usé tous tes brouillons à coup de tags et d'origamis foireux (origami, dit comme ça, ça fait quand même plus classe que "avion en papier"), tu lâches un "pffff" qui vient briser ce calme plat. Ce genre de "pfff" qui a le dont d'énerver le type qui te surveille, avachi sur son bureau à fixer la bande d'incapable qui lui fait face. "Payé à rien foutre", CQFD.
Alors, tu cherches des jeux pouvant te divertir. Bordel, à part fixer la petite aiguille courir au ralentit sur un cadran, tu n'as rien à faire. Mais oh ! Ca sonne. Allez plus que 3 heures. Tu lèves alors la tête, à la recherche d'un regard de compassion, ou de solidarité de la part d'un camarade. Mais non. Même tes potes, pourtant pas fans de Molière grattent lignes sur lignes.
Plan B. Tu relis le sujet, peut-être que ça viendra tout seul. Rêves. Tant pis, tu cherches à tricher. Ton voisin écris mal, c'est illisible. Ton sac est trop loin. Ton portable est trop vieux pour aller sur le net (Ah, les 3310), fuck, ça vient pas. C'est précisément à ce moment que tu deviens un philosophe, un pur et dur "Et puis d'abord, à quoi ça sert les notes ?". Tu attends, tout en cherchant la réponse. Tiens, plus que 2 heures.
Foutu pour foutu, autant récupérer de ta courte nuit, celle durant laquelle tu as révisé un truc qui n'a rien à voir avec ton sujet. Une petite sieste s'impose, tu adoptes une position "je m'enfoutiste" et sombre dans les bras de Morphé. Mais, c'est à ce moment précis que ce putain de Régis décide d'attraper une quinte de toux monstrueuse, le genre à déclencher une avalanche, à la montagne...En été. La sieste, ce sera pour plus tard. Tu tentes un "Qu'est-ce qu'on s'emmerde.", mais à peine le temps de finir ta phrase que tu te prends un "Taisez vous !" ah oui, le type payé à rien foutre est aussi payé pour gueuler. Tu l'aurais presque oublié.
Last hour ! Ta copie est toujours blanche, mais tu te sens un peu plus près de la liberté. Et puis merde, tu places un "voir cours", sur un malentendu, ça peut passer. Tu as passé le cap du "si j'avais su, j'aurai pas venu." et c'est avec une certaine fierté que tu places ta copie sur un coin de ta table, tout en fermant ta trousse, provoquant un sentiment terrible de peur chez J-C (Jean-Charles, ignare) qui se dit que l'épreuve touche à sa fin et qu'il ne pourra pas finir sa 3e copie. Flûte.
La 4e sonnerie sonne comme la délivrance. Le 14 juillet, le nouvel an, la coupe du Monde en 98, tout ça à côté, c'est rien. T'es le premier sorti, pourtant, t'étais dans le fond. "Lui, c'est un branleur." Oups.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire